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Plus-value immobilière en 2026 : calcul, fiscalité, exonérations

  • EVELYNE LÉ
  • 15 mai
  • 3 min de lecture

Dernière mise à jour : 19 mai



Plus-value immobilière en 2026 : tout comprendre pour optimiser sa fiscalité


La fiscalité des plus-values immobilières reste un sujet majeur pour les propriétaires, investisseurs et vendeurs de biens immobiliers en France. En 2026, les règles fiscales applicables aux ventes immobilières continuent d’avoir un impact important sur le montant réellement perçu après une transaction.


Que vous vendiez une résidence secondaire ou un investissement locatif, il est essentiel de comprendre le fonctionnement de la plus-value immobilière afin d’anticiper l’imposition et d’optimiser votre situation fiscale.


Qu’est-ce qu’une plus-value immobilière ?

La plus-value immobilière correspond à la différence entre :

  • le prix de vente du bien immobilier ;

  • et son prix d’acquisition.


Lorsque le prix de vente est supérieur au prix d’achat, une plus-value est réalisée. Cette somme peut alors être soumise à l’impôt sur le revenu et aux prélèvements sociaux.


Quels biens sont concernés par la taxation ?

La taxation des plus-values immobilières concerne principalement :

  • les résidences secondaires ;

  • les biens locatifs ;

  • les terrains constructibles ;

  • les parts de SCI soumises à l’impôt sur le revenu ;

  • certains droits immobiliers (usufruit, nue-propriété…)


En revanche, la résidence principale bénéficie d’une exonération totale d’impôt sur la plus-value immobilière.


Quel est le taux d’imposition sur la plus-value immobilière en 2026 ?

En 2026, la fiscalité applicable reste composée de :

  • 19 % d’impôt sur le revenu ;

  • 17,2 % de prélèvements sociaux.

Soit une taxation globale de 36,2 % hors surtaxe éventuelle.


Les abattements pour durée de détention

Le système français prévoit des abattements fiscaux progressifs selon la durée de détention du bien.

Pour l’impôt sur le revenu

  • exonération totale après 22 ans de détention.

Pour les prélèvements sociaux

  • exonération totale après 30 ans de détention.


Ce mécanisme permet de réduire progressivement la fiscalité pour les propriétaires conservant leur bien sur le long terme.


Quelles sont les exonérations possibles ?

Certaines situations permettent d’échapper totalement à l’impôt sur la plus-value immobilière.

  • Exonération résidence principale

La vente de la résidence principale reste totalement exonérée sans condition de durée de détention.

  • Exonération pour faible montant

Les ventes inférieures à 15 000 € peuvent également être exonérées.


Première cession d’un logement autre que la résidence principale

Sous certaines conditions, un contribuable qui ne possède pas sa résidence principale peut bénéficier d’une exonération lors de la première vente d’un logement secondaire si les fonds sont réinvestis dans l’achat d’une résidence principale.


Article 150 U du Code général des impôts


La plus-value que vous réalisez lors de la première cession d’un logement autre que la résidence principale est exonérée sous réserve du respect des conditions suivantes :


- Vous n’avez pas été propriétaire de votre résidence principale, directement ou par personne interposée, au cours des quatre années précédant la cession ;

- Vous procédez au remploi du prix de cession, dans un délai de vingt-quatre mois à compter de la cession, pour l’acquisition ou la construction d’un logement affecté, dès son achèvement ou son acquisition si elle est postérieure, à votre habitation principale.


Si le remploi est partiel, l’exonération de plus-value est proportionnée à la fraction du prix de cession qui est effectivement remployée.


Modifié par la loi n° 2026-103 du 19 février 2026 de finances pour 2026 

EN VIGUEUR AU 21 FÉVRIER 2026


Les nouveautés fiscales à surveiller en 2026

Le marché immobilier reste fortement impacté par les évolutions fiscales discutées dans les lois de finances successives.


Parmi les sujets majeurs :

  • la réintégration des amortissements LMNP dans le calcul de la plus-value ;

  • les débats autour des abattements pour durée de détention ;

  • l’évolution de la fiscalité des investisseurs immobiliers.


Ces changements peuvent avoir des conséquences importantes sur la rentabilité des investissements locatifs et sur les stratégies de revente.


La plus-value immobilière en 2026 reste un enjeu fiscal majeur pour les propriétaires et investisseurs. Entre taxation, abattements progressifs et exonérations spécifiques, les règles sont nombreuses et nécessitent une bonne compréhension avant toute vente immobilière.


Anticiper sa stratégie patrimoniale et fiscale permet souvent de réduire significativement l’imposition et d’optimiser la rentabilité d’une opération immobilière.





Sources:






 
 
 

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