Immobilier : une reprise mesurée dans un marché en quête d’équilibre
- EVELYNE LÉ
- 24 mars
- 2 min de lecture

Entre le troisième trimestre 2025 et janvier 2026, le marché de l’immobilier ancien en France montre des signes de reprise, tout en restant loin des niveaux d’activité observés lors des cycles précédents. Sur douze mois glissants à fin décembre 2025, environ 945 000 transactions ont été enregistrées. Ce redémarrage, bien réel, s’inscrit toutefois dans un rythme modéré, davantage caractéristique d’une phase de normalisation que d’un véritable rebond.
Des prix globalement stables, avec de légères hausses
Après une période d’ajustement, les prix des logements anciens se sont stabilisés au troisième trimestre 2025. Sur un an, une progression modérée est observée, principalement soutenue par le segment des appartements. Les données issues des avant-contrats laissent entrevoir la poursuite de cette tendance dans les mois à venir, avec des évolutions contenues et variables selon les territoires et les types de biens.
Le marché semble ainsi avoir atteint un point d’équilibre fragile. Plutôt que de fortes corrections de prix, les ajustements se traduisent par des délais de vente plus longs et une intensification des négociations entre vendeurs et acquéreurs. Dans ce contexte, le maintien de prix raisonnables apparaît essentiel : une hausse trop rapide pourrait freiner une dynamique encore hésitante.

Source : Base de références immobilières, Notaires de France
Le rôle déterminant des conditions de financement
Les conditions d’accès au crédit continuent de jouer un rôle central dans l’évolution du marché.
Le maintien de taux directeurs élevés, dans un climat économique incertain, alimente les interrogations quant à leur évolution en 2026.
Par ailleurs, les taux d’intérêt à long terme restent élevés, limitant les marges de manœuvre des établissements bancaires, qui adoptent une politique de crédit prudente. La reprise actuelle repose donc sur un équilibre délicat entre la capacité d’emprunt des ménages, la stabilité des taux et la confiance dans l’avenir.
Toute modification de l’un de ces facteurs pourrait influencer significativement la dynamique du marché.

Un marché porté par les acquéreurs occupants
Le marché immobilier s’oriente de plus en plus vers un profil d’acquéreurs « utilisateurs », c’est-à-dire des ménages achetant pour se loger. Malgré un contexte politique et géopolitique incertain, ces derniers semblent relativement détachés de ces facteurs dans leurs décisions d’achat.
L’immobilier conserve ainsi son statut de valeur refuge, et l’acquisition d’un logement reste perçue comme un projet structurant à long terme. Si certaines hésitations subsistent, elles ne freinent plus totalement le passage à l’acte pour une partie des ménages.
Des investisseurs toujours en retrait
À l’inverse, les investisseurs privés demeurent peu présents. L’investissement locatif continue de pâtir d’un environnement réglementaire et fiscal jugé instable, complexe et peu incitatif. Cette situation contribue à limiter leur retour sur le marché, malgré la reprise progressive de l’activité.

En résumé, le marché immobilier ancien entame une phase de stabilisation après une période de ralentissement. La reprise est amorcée, mais reste fragile et dépendante de nombreux facteurs, notamment financiers. Dans ce contexte, l’évolution mesurée des prix et le retour progressif de la confiance seront déterminants pour consolider cette dynamique.
Source : https://www.notaires.fr/fr



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